27.01.2007

Les ouragans feront des dégâts en Europe

Le nombre d'ouragans qui vont à l'avenir balayer l'Europe va augmenter en raison des changements climatiques. Ils devraient également être de plus en plus violents.



medium_ouragan.jpgSelon une étude du réassureur zurichois Swiss Re, ces tempêtes vont non seulement se multiplier, mais leur force va aussi s'accroître.

Les dégâts causés par la tempête «Kyrill», qui s'est abattu la semaine passée sur une grande partie de l'Europe, n'ont pas encore été estimés. Mais ils devraient être considérables.

Applied Insurance Research (AIR) Worldwide, l'un des leaders mondiaux de la modélisation des catastrophes, table sur des dommages pour les assurances entre 4 et 8 milliards d'euros (entre 6,5 et 12,9 milliards de francs).

«Kyrill» pourrait donc bien représenter la pire tempête ayant touché l'Europe depuis huit ans. A titre de comparaison, «Lothar» a entraîné en 1999 des dommages de 7,6 milliards de francs.

Selon l'étude de Swiss Re et de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) publiée mercredi, la tendance à des ouragans toujours plus violents s'est déjà clairement dessinée avant «Kyrill». Mesurée à partir de l'année 1975, la charge des dommages due aux tempêtes hivernales devrait augmenter d'au moins 16 % d'ici à 2085. Et en tenant compte du scénario le plus pessimiste, ces montants pourraient s'envoler de 68 %.



Hausse des primes

En calculant à partir de la valeur moyenne de ces scénarios, les experts tablent pour 2085 sur un montant de dommages assurés en Europe de 3,5 milliards d'euros, contre 2,6 milliards d'euros actuellement. Et ces valeurs ne tiennent comptent ni du renchérissement, ni de variations de changes.

Selon Swiss Re, il faut s'attendre à une augmentation des primes de risques lorsque l'industrie de l'assurance aura systématiquement intégré le résultat de cette étude dans ses estimations de risques.

Les changements climatiques ne peuvent pas être maîtrisés par des moyens de technique d'assurance, selon le réassureur. Il faut des incitations claires pour engager des mesures de protection et d'adaptation des constructions. De plus, des mesures nouvelles et plus intensives de protection du climat devront être mises en oeuvre.



Agence européenne

En font notamment partie la réduction des émissions de gaz à effet de serre, une baisse de la consommation et le développement de technologies nouvelles ménageant l'environnement. Swiss Re plaide aussi pour la création d'une agence indépendante collectionnant les données européennes sur les dommages.

Ces dernières permettraient de calculer un indice efficace des dommages pour les catastrophes naturelles. Cette agence européenne indépendante faciliterait la titrisation des risques de catastrophe. Un moyen, comme l'augmentation des primes, de transférer les risques.



Source: SDA/ATS

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